Les brèves culturelles de Global Goodness

12 au 23 octobre

Courville

Théâtre Le Diamant

POUR QUI RÉSIDE À QUÉBEC DEPUIS UN BON MOMENT, LE MOT COURVILLE ÉVOQUE UNE BOURGADE D’UNE AUTRE ÉPOQUE QUI SE TROUVAIT EN PÉRIPHÉRIE DE LA VILLE DE QUÉBEC, AU CANADA. LE NOM A DEPUIS DISPARU ET COURVILLE S’EST FONDUE DANS UNE BANLIEUE ENSUITE FUSIONNÉE À QUÉBEC. MAIS CERTAINS SE SOUVIENNENT DE CE QUE L’ENDROIT AVAIT DE DISTINCTIF: SON VOISINAGE IMMÉDIAT DE LA CHUTE MONTMORENCY, LA PLUS HAUTE EN AMÉRIQUE DU NORD, ET SON SOUS-SOL DE CALCAIRES ORDOVICIENS QUI ONT CRÉÉ UNE MULTITUDE DE GROTTES PLUS OU MOINS GÉANTES AFFLEURANT SOUS UNE SURFACE INCERTAIN

27 septembre au 28 octobre

Sisyphe

Hall d’accueil du Stade olympique – Gratuit

Performance marathon de Victor Pilon. Pendant 30 jours, à raison de 6 jours par semaine, 7 heures par jour, Sisyphe déplacera l’équivalent de 300 tonnes de sable en construisant et déconstruisant inlassablement sa montagne à l’aide d’une simple pelle. Une performance physique, émotionnelle et mentale dans laquelle s’entrecroiseront l’authenticité, l’absurdité et la réalité. Le Hall Est du Stade olympique de Montréal sera un lieu de rencontre où le Tartare, prison de Sisyphe pour l’éternité, évoquera un espace envoûtant et théâtralisé, dans lequel le labeur de Sisyphe résonnera.

5 au 30 octobre

Vers solitaire

Une production de L’ACTIVITÉ

À l’invitation du directeur artistique de L’ACTIVITÉ, Olivier Choinière, cinq metteurs en scène et/ou chorégraphes s’approprient le parcours de Vers solitaire, une déambulation sonore pour un seul spectateur à la fois. Équipé d’un téléphone et d’une paire d’écouteurs, le spectateur est invité à suivre un personnage dans les entrailles de la ville. Ce sont des bribes de conversations glanées dans la rue qui construisent la voix du ver/vers qui parasite les pensées intimes du personnage que le spectateur entend tout le long du parcours. Cette voix nous invite à manger pour croître… et à croître pour disparaître.

7 au 30 octobre

Festival Phénomena

Centre ville de Montréal

Cette 10e édition, Phénomena poursuit sa mission de présenter des artistes inclassables, atypiques et indisciplinés. Nous sommes fiers de cette programmation inclusive et éclectique qui saura vous surprendre, vous toucher et vous faire voyager. Ne nous laissons pas abattre par la morosité pandémique, quittons nos habits de jogging et Netflix pour profiter de Phénomena… qui sera en «présentiel» et nécessitera votre chaleureuse présence! Quelques choix, en vrac : Cabaret DADA animé par Stéphane Crête, spectacle du collectif L’œil éveillé qui réunit six artistes professionnels sourds, concert Renegate Breakdown du groupe L’œil nu, performance intitulée M. Gros du collectif Geneviève et Matthieu, danse collective au parc Laurier, spectacle de magie.

12 au 30 octobre

A quelle heure on est mort ?

Une production du Théâtre des Fonds de Tiroirs en codiffusion avec le Théâtre de Quat’Sous

La ruine, c’est le fragment à partir duquel on peut imaginer le tout. Après la destruction, place à la création d’un nouveau monde.

« Le théâtre de Ducharme célèbre tout à la fois ce qui est sublime et ce qui est banal.
Il fait naitre des mots les plus simples, toute la joie ou la colère ou l’indignation ou la fougue du quotidien.
On s’est demandé : comment on va remonter sur scène? Comment on va tout retrouver? Tout refaire?
Alors, on a pigé dans les fragments d’un spectacle disparu et on a décidé de revenir au plaisir du jeu.
Deux bouts de rien, un fond de tiroir, et du monde tous ensemble. »
– Frédéric Dubois

12 octobre au 6 novembre

Les Morts

Espace Libre

Troisième volet de la trilogie sur la «présence» créée par le NTE, Les Morts fait suite aux spectacles Animaux (2016) et Bébés (2019). Le sujet de cette nouvelle exploration : comment susciter, sur scène, la « présence » des morts.
Un homme revisite la chambre de son enfance et découvre toute une crypte familiale qu’il croyait oubliée. Mais les morts ne sont jamais loin sous la surface, ils sont tapis dans les coins ombreux, sous les vêtements tassés et derrière les rideaux. Dans la lumière mourante de l’Ouest, un cortège s’ébranle: les spectres familiers se dressent entre conscience et sommeil, dans l’entrelacs des cils, au crépuscule, pour faire entendre une parole libérée des commerces ordinaires. Les Morts est un spectacle en forme de méditation, une sorte de cinéma sauvage où les fantômes chevauchent des bribes de lumière, improvisent un discours qui est (peut-être?) la signification de tout, la clé de tout.
Il y a d’abord ce texte riche livré en voix hors champs par l’auteur-interprète Alexis Martin.  Dans la chambre de son enfance le personnage s’endort. Dans son rêve des êtres aimés, disparus lui rendent visite animant des objets de la chambre dans un dispositif scénique recherché. Un récit simple, intime,  porté par mise en scène réglé au quart de tour.

14 au 30 octobre

Marie Stuart

Théâtre Périscope

Deux femmes en quête de liberté jusqu’à la mort. Ce sont des femmes de pouvoir. Elles sont imparfaites, cruelles, sensuelles, brillantes. Elles ont marqué l’histoire et inspirent à présent notre vision de la féminité. En travaillant la force et les nuances de ce texte de Dacia Maraini, Les Écornifleuses, guidées par Frédéric Dubois, poussent la réflexion sur l’acceptation de ce qui nous forme, de ce que nous sommes dans toute notre singularité et notre liberté.

19 octobre au 6 novembre

Foreman

Salle Fred-Barry

Deux fois récompensé pour le prix du Meilleur texte, le témoignage de Charles Fournier questionne les limites de la masculinité, tout en célébrant ce qu’il y a de plus beau dans la fraternité. Olivier Arteau et Marie-Hélène Gendreau signent la mise en scène de ce sensible « show de gars ».

2 au 28 novembre

Les Aveugles et Dors mon enfant

Espace Go

Entre installation et théâtre d’effigies, les fantasmagories de Denis Marleau et de Stéphanie Jasmin émerveillent par leur capacité à révéler l’humain dans ses états de présence et de forces intimes. Sous l’effet de dispositifs vidéo, pantins, androïdes, mannequins ou masques prennent vie sur scène, dans un théâtre existentiel saisissant et universel.

Dans LES AVEUGLES de Maurice Maeterlinck, douze personnes aveugles font leur marche quotidienne dans les bois en compagnie de leur guide. Mais ce jour-là, ce dernier semble avoir disparu; les aveugles doivent apprivoiser, à travers les sons, la nature sauvage qui les entoure. Dans DORS MON PETIT ENFANT, pièce courte de Jon Fosse, trois petits êtres cherchent à déterminer dans quel lieu ils se trouvent, de même que l’heure et le jour de cet instant qui les réun

3 au 14 novembre

Cinémania

La 26e édition de CINEMANIA a été préparée avec une énergie et un enthousiasme d’autant plus débordants en cette année difficile. La crise que nous traversons a démontré à quel point nous avons tous besoin d’art et de culture pour s’évader, rêver et garder espoir. De nouveaux films existent, et avec eux émergent des créatrices et des créateurs qui portent un regard innovant sur le monde. Ces œuvres doivent continuer à circuler entre les pays, et être accompagnées pour permettre au public d’y avoir accès.

C’est pourquoi CINEMANIA se réinvente et a décidé de mettre en place une plateforme de diffusion en ligne pour la durée du festival permettant non seulement aux spectateurs montréalais, mais aussi à tous les québécois et canadiens, de découvrir notre programmation dans le confort de leur maison. Du 4 au 22 novembre, ce volet en ligne sera composé de plus de 90 films internationaux, des titres attendus pour la plupart présentés en première nord-américaine.

3 au 27 novembre

Les sorcières de Salem

Théâtre Denise-Pelletier

1692, dans le village puritain de Salem, au Massachusetts. Abigail Williams, une jeune servante, entretient une liaison interdite avec son maître, le fermier John Proctor. Lorsque la femme de Proctor, Élisabeth, découvre leur relation et la chasse, Abigail cherche à se venger. Accompagnée d’autres adolescentes et de Tituba, une esclave, elle se livre la nuit, dans les bois, à des danses occultes. Surprises par le révérend Parris, menacées d’être fouettées ou même pendues, les jeunes filles retournent les soupçons de sorcellerie vers d’autres villageois. Vengeance ou maléfice, cette nuit précipite Salem dans une frénésie paranoïaque. Une machine judiciaire se met alors en branle sous la droiture inflexible du gouverneur Danforth, qui jure d’envoyer les coupables à la potence. Mais qui sont ces coupables ?
La pièce de Miller, écrite en 1953 pour dénoncer le maccarthysme et sa « chasse aux sorcières », mord dans ce sujet toujours vif, l’aveuglement des croyances, mais aussi ses conséquences. En 2021, Les Sorcières de Salem soulève aussi de nouveaux questionnements. Comment, dans l’après #metoo, raconter une histoire où des jeunes filles portent de fausses accusations ? Peut-on exposer les dérives d’un mouvement de dénonciation sans faire un plaidoyer contre la libération de la parole féminine?

4 au 21 novembre 2021 – La Colline – théâtre national (Paris)

18 janvier au 12 février 2022 – Centre du Théâtre d’Aujourd’hui

Les filles du Saint-Laurent

Un soir, de Côteau-du-Lac à Blanc-Sablon, de Rimouski à Grandes-Bergeronnes, les vagues du fleuve Saint-Laurent se déchainent, aux prises avec des rafales qui ne laissent personne indemne. Sept cadavres sont recrachés sur ses berges. Sept corps non identifiés, non réclamés que croisent au détour d’une marche, d’une course ou d’un baiser Élodie, Rose, Dora, Charlotte, Martin, Lili, Mathilde, Manon et Anne. Le choc de cette découverte les entraine dans une lutte avec leur propre histoire qui les amènera à faire acte de vie. Ou de survie.

16 novembre au 4 décembre

Rita au désert

À cinquante-trois ans, Rita Houle rêve de faire son entrée dans le monde et de devenir enfin une adulte. Elle est choisie pour participer à un rallye automobile se déroulant dans l’hostile désert de Gobi. Sa soudaine popularité la projette sous les feux de la rampe et un journaliste sportif flaire la bonne affaire. Désireux de devenir biographe et de révéler au monde ses talents de narrateur, il lui propose de faire le récit de ses aventures. Sans le savoir, il sera la voix de son tragique destin.

Coup de coeur unanime du comité de lecture du Quat’Sous, cette pièce sera reprise au Théâtre national La Colline à Paris en novembre 2022.